Plaidoyer International

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La Conférence Mondiale

Du 14 au 16 novembre 2022 s’est tenue la Conférence mondiale sur l’éducation et la protection de la petite enfance (CMECCE) à Tachkent (Ouzbékistan), 12 ans après la dernière Conférence mondiale sur l’EPPE (qui avait eu lieu à Moscou). Cette Conférence mondiale marque un moment historique qui montre l’engagement commun des États et des acteurs de la petite enfance d’investir en faveur de l’Éducation et la Protection de la Petite Enfance et de la placer au cœur de leurs priorités.

Objectifs

L’objectif principal de la Conférence mondiale sur l’EPPE de Tachkent est de renouveler et d’étendre l’engagement politique des États membres pour garantir l’accès à des soins et à une éducation de la petite enfance inclusifs et de qualité pour tous les enfants de la planète. Pour cela, la Conférence mondiale avait des objectifs plus précis :

  • Mobiliser les politiques publics et les acteurs de la petite enfance en vue de :
  • Développer des politiques d’EPPE ambitieuses, pertinentes et culturellement adaptées
  • Mettre en place des systèmes d’EPPE efficaces et responsables, des partenariats et des services multipartites
  • Augmenter et améliorer l’investissement dans l’EPPE en tant que partie essentielle et intégrale de leurs stratégies pour atteindre des sociétés d’apprentissage tout au long de la vie et le développement durable.
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Les engagements

Au cours de cette Conférence Mondiale, les États, les acteurs internationaux, nationaux et les acteurs de la société civile, y compris l’EPEPE, se sont engagés à mobiliser toutes les ressources nécessaires pour atteindre des objectifs qu’ils ont défini dans la Déclaration de Tachkent. Cette déclaration a pour but de définir l’agenda international pour l’éducation de la petite enfance jusqu’en 2030, pour atteindre les ODD 4, 4.2 et 1.

Nathalie Casso-Vicarini, la Déléguée Générale a représenté la société civile au Forum des acteurs non étatiques lors de la journée de pré-conférence en présence de Stefania Giannini (ADG, Education UNESCO) et Agrippina Shin (Ministre de l’éducation préscolaire, Ouzbékistan). La Déléguée Générale a également participé à la session sur « Comment la philanthropie peut accélérer la réforme du système ECCE ? » et a partagé les défis pour la réforme du système ECCE et ses expériences de la campagne européenne « First Years and First Priority » et la Commission 1000 premiers Jours. Accompagne-moi… !® a été présenté à l’ensemble des pays.

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La déclaration de Tachkent

Adoption de la Déclaration de Tachkent a pour but de définir l’agenda international pour l’éducation de la petite enfance jusqu’en 2030, dans laquelle les Etats s’engagent à :

• Réaffirmer le droit de chaque jeune enfant à une protection et une éducation de la petite enfance (PEPE) de qualité, de la naissance à l’âge de 8 ans.

• Investir au moins 10% de leur budget éducatif dans l’éducation de la petite enfance.

• Garantir au moins une année d’éducation pré-primaire gratuite et obligatoire.

• Veiller à ce que les salaires et les conditions de travail du personnel de l’enseignement préscolaire soient au moins équivalents à ceux des enseignants du primaire.

En savoir plus ?

En 2023, l’UNESCO continuera à travailler avec ses partenaires pour définir les premières normes internationales de certification professionnelle des éducateurs de la petite enfance, à l’instar de celles qui existent déjà pour les enseignants du primaire et du secondaire.
l’UNESCO, l’UNICEF et la Banque mondiale collaboreront avec leurs partenaires, notamment en publiant tous les deux ans un rapport mondial sur la petite enfance, afin d’informer les politiques publiques sur l’EPPE.

Retrouvez les replay :

15 novembre :

16 novembre :

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Les Congrès Internationaux

De grandes organisations internationales comme l’UNESCO et l’OCDE guident les institutions européennes et les pays en faveur d’une éducation de qualité dès la petite enfance.

Objectifs

L’association est partie prenante en organisant un congrès majeur avec l’OCDE et l’UNESCO tous les 2 ans réunissant l’ensemble des pays membres de l’OCDE et quelques autres pays liés à l’UNESCO.

Un rendez-vous très apprécié et très suivi pour les représentants, décideurs publics, lensemble de la communauté éducative, les chercheurs, les professionnels de la petite enfance de plus de 40 pays pour croiser les regards, partager des recherches, des pratiques et des résultats prometteurs.

Ce congrès est devenu un rendez-vous incontournable pour s’informer, échanger, partager et retourner dans son pays, sa région, sa ville avec des réponses, pistes et outils concrets.

Comment y participer ?

Une inscription suffit à suivre les congrès internationaux, traduits simultanément en français et anglais. En vous inscrivant à notre Newsletter vous recevez un save the date puis un lien d’inscription pour suivre en ligne le congrès.

En savoir plus ?

OCDE et notre Association, un lien privilégié

Les publications de l’OCDE permettent aux acteurs de terrain et aux influenceurs d’être reconnus dans leurs actions et de se situer dans un écosystème porté par la volonté des 35 pays d’intégrer une dynamique d’amélioration continue de la qualité.

Selon l’OCDE

“Tout un ensemble de recherches menées ces dernières années, notamment dans le domaine des neurosciences, montrent que l’éducation et l’accueil des jeunes enfants (EAJE) assurent aux apprentissages venant par la suite une assise indispensable en ce qu’elle favorise le développement de compétences, cognitives ou non, qui se révèlent déterminantes pour réussir dans la vie. Ces travaux laissent percevoir également que l’action positive de l’EAJE sur les apprentissages et le développement ultérieurs de l’enfant dépend dans une large mesure de la qualité des services. C’est la raison pour laquelle les pouvoirs publics eux aussi s’intéressent de plus en plus aux comparaisons internationales dont l’EAJE, avec son potentiel et ses retombées, peut faire l’objet comme ils s’emploient à définir des politiques de mobilisation des ressources face à une demande orientée à la hausse.”

Ce sujet est au cœur de la mission de l’UNESCO qui est de bâtir la paix, éradiquer la pauvreté et promouvoir le développement durable.

L’UNESCO considère que l’éducation est un droit humain pour tous, tout au long de la vie, et que l’accès à l’éducation va de pair avec la qualité. L’Organisation est le seul organe des Nations Unies ayant pour mission de traiter de l’éducation, sous tous ses aspects. Elle a reçu le mandat de conduire le Programme mondial Éducation 2030 par l’intermédiaire de l’Objectif de développement durable 4.2.
La feuille de route pour y parvenir est le Cadre d’action (FFA) d’Éducation 2030.
Éducation 2030 Déclaration d’Incheon et Cadre d’action pour la mise en oeuvre de l’Objectif de développement durable 4: assurer à tous une éducation équitable, inclusive et de qualité et des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie

La dernière publication de l’UNESCO, Les preuves sont là, il faut investir dans l’éducation et la protection de la petite enfance, vient étayer et confirmer notre position de concentrer l’investissement social dans la petite enfance. Voir l’intégralité du document.

Au cours des 15 dernières années, de nombreux progrès ont été accomplis en faveur de la réalisation des objectifs de l’Éducation pour tous.

Zoom sur un objectif de développement durable

4.2 Activités de développement de la petite enfance et éducation préscolaire universelle.

En septembre 2015, lors du Sommet sur le développement durable des Nations Unies, les États membres ont adopté officiellement à New York l’Agenda 2030 pour le développement durable.

Ce programme contient 17 objectifs, notamment un nouvel objectif mondial pour l’éducation (ODD 4). L’ODD 4 a pour but d’assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et de promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ; il s’accompagne de sept cibles et de trois modalités de mise en œuvre

Cet objectif est le fruit d’un processus consultatif intense mené par les États membres, avec toutefois une large participation de la société civile, des enseignants, des syndicats, des agences bilatérales, des organisations régionales et internationales, du secteur privé, des instituts de recherche et des fondations. En savoir plus. 

Des universités référentes sur le plan mondial investissent dans la construction et le partage de ressources et d’outils à la pointe du progrès pour promouvoir la qualité éducative et nous accompagnent :