La communication, liée aux compétences psycho-sociales

La communication liée aux compétences psycho-sociales ou socio-affectives

La communication est un phénomène complexe mettant en jeu de multiples modalités de fonctionnement (verbal, non verbal, para-verbal). Si elle se compose d’une part explicite, le plus souvent sous la forme du langage, elle comprend néanmoins des facettes implicites qui font intervenir les inférences, les codes culturels, ainsi que l’ensemble du contexte dans lequel elle s’insère. Il est donc nécessaire de prendre en compte l’ensemble de ses composantes pour être en mesure de comprendre autrui et de communiquer adéquatement avec lui.

source : cairn

Définition

  • Mettre en commun
  • Etre en relation
  • Transmettre une information
  • Faire connaître quelque chose à quelqu’un
  • Faire savoir : ses sentiments, ses opinions…

Afin de favoriser une communication bienveillante, il est possible d’adopter quelques habiletés afin de respecter les protagonistes,  et de respecter les propos afin qu’ils soient transmis du mieux qu’il soit.

Pour une communication bienveillante

  • Utiliser le pronom « je » (cf. “message-je” de Thomas Gordon) :
    Je pars de moi, de mes besoins, de mes ressentis et j’en prends la responsabilité.
    J’exprime ce qui me gêne dans la situation actuelle. Alors que le message « tu »** ressemble à un jugement envers autrui (cf. “le tu qui tue” de Jacques Salomé)
  • Exprimer son message par des formules positives :
    Il est difficile pour le cerveau de comprendre la négation (ne…pas), notamment pour les plus jeunes. Par exemple dans la phrase « ne cours pas », l’enfant entend « cours ».Il a besoin d’une certaine maturation cérébrale et d’un temps de réflexion pour comprendre qu’il s’agit là d’une contre-consigne. Ainsi il doit d’abord la traduire pour trouver ensuite la demande sous-jacente. Autant donner la bonne consigne : « en marchant ».
    Il s’agit là d’un changement de paradigme. Ce n’est pas facile, mais en y pensant et en s’y employant régulièrement, les habitudes changent et cela devient plus facile (construction des synapses). La formulation positive (sans négation) facilite la compréhension et la coopération.
  • Se mettre à hauteur de son interlocuteur :
    A hauteur physique (“eye to eye”), avec un langage approprié et des notions abordées adaptées en fonction de la compréhension (âge, …).
    Se mettre à hauteur physique c’est aussi créer une proximité et éviter un rapport « descendant » ou « vertical » avec un rapport plus équilibré ou « horizontal ». C’est instaurer un espace de dialogue respectueux.
    On peut aussi reformuler et demander si cela est effectivement ce que l’Autre a voulu exprimer.
  • Faire preuve d’empathie :
    Comprendre ce que peut vivre et ressentir autrui.
    C’est aussi comprendre ce que vit l’Autre dans cette situation et sans doute sa vision va nous apporter un nouvel éclairage.
    C’est reconnaître l’Autre dans sa particularité, dans sa singularité, dans son authenticité et ainsi rester en lien même si nous ne sommes pas en accord sur un point, car notre interlocuteur s’est lui aussi construit avec ses propres référentiels (pays, culture, famille, éducation…).

Outils de Communication Non Violente : Le bonhomme OSBD

OSBD

Conclusion = Ma proposition / La proposition d’autrui -> dans le respect de l’OSBD de chaque personne. Nous trouvons un compromis satisfaisant pour chacun.

Communication Non-Violente ou CNV

Processus de communication élaboré par Marshall B. Rosenberg.
Selon son auteur, ce sont « le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d’en faire autant ».
L’empathie est au cœur de la CNV, entamée dans les années 1970, ce qui constitue un point commun avec l’approche centrée sur la personne du psychologue Carl Rogers dont Marshall Rosenberg fut un des élèves. L’expression « non violente » est une référence au mouvement de Gandhi et signifie ici le fait de communiquer avec l’autre sans lui nuire (voir ahimsa). Marshall Rosenberg s’appuie également sur les travaux de l’économiste chilien Manfred Max-Neef, qui a analysé les besoins humains.

Delphine LEMOINE, EPEPE

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